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Ce qu’on aime dans les motos

Le périphérique à 4 heures du matin quand tout le monde dort tranquillement, c’est un de mes petits plaisirs préférés au guidon de ma Honda. Vague verte, lever de soleil, piétons finissant leur nuit dehors… les rencontres et les découvertes, sur fond de la musique de mon moteur, juste le pied ! Bien sûr, ça ne vaut pas les départementales de l’Anjou ou du Finistère, mes petits coins de paradis à 2 roues, mais ça entretient la machine, et c’est juste à côté de chez moi.

Et puis récemment, j’ai découvert la route entre Dijon et Macon. Magnifique ! Incroyable ! A moto, c’était gigantesque ! Une véritable splendeur, un carnaval de couleurs et un festival de campagne au guidon de ma deux-roues. Vraiment, je ne saurai trop vous recommander cette route. C’est ça, au fond, qu’on aime dans les motos : prendre la route et la voir défiler sous les roues comme un tapis rouge pour le moteur.

Quand je conduis ma moto, je regrette cette vie qui s’urbanise à fond de train. J’aime ma ville, belle, meurtrie, excitée, agitée, secouée en tous sens par le bruit et les gens pressés… Tout ça ! J’en fais partie, d’ailleurs, je ne suis pas le plus éteint des parisiens, c’est sûr, surtout quand j’emmène une Paris escort de http://www.6annonce.com à fond les ballons faire une virée sur la bécane, mais des fois, je me dis que si je pouvais trouver un boulot ailleurs, ça ne me dérangerait pas. Louloute aimerait ça, il n’y a pas de doute, et du coup, elle heureuse, moi aussi, je le serais.

Oui, c’est ma louloute. Quoi ! Tu trouves que j’exagère ? Eh ben je vais te dire : plus je connais les hommes et plus j’aime les moteurs mon vieux. Fiables, réactifs, fidèles aussi, rien à voir avec cette engeance de menteur accrocs aux excitations du stress et pas capables de s’en tenir à leur parole ! C’est qu’on les aime, nos motos, toutes pimpantes, on les dorlote ! Aucune sensation ne peut se comparer vraiment au vrombissement d’un moteur, à la douce musique d’un pot d’échappement. C’est tellement absolument clair ! Agrippé au guidon, je franchis les collines et les vallées, en rugissant d’aise. Ce que je préfère, c’est certainement la sensation de voler à toute vitesse. J’adore quand ma moto dégomme, en toute douceur.

Récemment, j’ai passé toute une journée sans ma moto. Quelle tristesse ! C’était comme si j’étais amputé d’une partie de mon anatomie. Alors le lendemain, j’ai pris congé, même s’il ne m’en reste pas beaucoup, et j’ai filé à Macon, pour le plaisir de conduire cette rutilante moto. Ma chérie m’a dit que je n’étais pas raisonnable, et c’est peut-être elle qui a raison…

Mais je n’ai pas perdu ma journée : la route pour Mâcon est superbe, surtout dans les petits vallons et le long de ces fleuves, là, je ne sais même pas lesquels c’est. Et on s’en moque, au fond, car l’essentiel, c’est qu’à moto, c’était un immense plaisir.